4924 km nous ont séparées pendant 4 mois. J'étais à Dakar au Sénégal et Lætitia était à Brouville en France.
Là-bas, je dessinais, je photographiais, j'écrivais, j'enregistrais, puis j'envoyais mes télégrammes.
Lætitia m'a répondu en poèmes, sur cette ville qu'elle découvrait au fil de ces notes.
La collaboration continue, toujours à distance. Le retour fait autant parti du voyage que le voyage lui-même.
"Soudoul gnibi touki dou nekh."

mercredi 21 mai 2014

Pour une boite en bois

Dans une boite en bois
l'espace s’écarquille
et le ciel ondoie.
Le fil d'un lampadaire
ressemble à la tige d'un pissenlit,
son aigrette prête à fuir semer d'autres contrées.

Tout est loin du fond d'une boite en bois
 sensible à la lumière, aux droites et aux noirs.

lundi 12 mai 2014

Ricoche l'oeil



Vers une fin

Une fin de séjour
un brouillage grimpant
un fin fil s'épaissit
la myopie revient à l'hôte
l'opacité reconquièrent les rues
la ville referme ses murs
renferme son bruit,

le flou orne le temps
de faire ses au revoir.

vendredi 9 mai 2014

La médina au sténopé




Collaboration avec Sean Hart et Vieux Cissé




Phrases peintes directement sur les murs de Dakar par Sean Hart.
Sténopé fabriqué dans plusieurs boîtes de sardines empilées par Vieux Cissé.
Je me suis chargée de la prise de vue.

On présente demain soir cette collaboration à la Biscuiterie de la Médina dans le cadre
de l'exposition Mémoires du futur, organisée par le journal Afrikadaa pour Dak'art 2014.

jeudi 8 mai 2014

https://soundcloud.com/erual6/radiocoran/s-E304w

Devant chez Fatou Peulh à la médina.
La radio est posée sur le trottoir devant une boutique.
Les versets du Coran y sont chantés en continu,
la lecture de la version longue du Coran peut durer 3 à 4 jours.

Dans une boîte en bois



















Premier résultat du sténopé réalisé avec Vieux.

Tambaambaalu


Tambaambaalu



samedi 3 mai 2014

vendredi 2 mai 2014


30.04.14 Taïba, quartier de Dakar fait de tôle ondulée, Dakar.

 






























02.05.2014 Grand Dakar, Dakar.




23.04.14 La Médina, Dakar.

Au bord de mer



Comment les vagues avancent-elles
et qu'avons-nous à y pêcher?
Nous nous sommes crues bredouilles,
c'était faute de
déceler au travers des gouttes,
dessous les écailles,
une forme qui conte les roulements marins
et le déroulé chaotique de leur marche.

Depuis la ligne d'horizon
jusqu'à nos pieds sur le sable,
un chemin à rebrousse-oeil
se décrit comme une bienveillante farce.